L'art de la Dentelle aux fuseaux remonterait à l'époque égyptienne. Les grandes invasions plongèrent cet art dans l'oubli et ce n'est qu'à partir du XVI e siècle , qu'il fut introduit en Lorraine et notamment à Mirecourt par les luthiers italiens, soutenus par les Ducs de Lorraine.

D’après les historiens français l’origine de la dentelle remonte au milieu du XVème siècle. Sa naissance au Puy, haut lieu de pélerinage sur la route de St Jacques de Compostelle n’est pas le fruit du hasard. A l’occasion d’un jubilé marital dans l’annèe 1407, une brodeuse, Isabelle Manour, fut choisie par l’évêque du Puy pour confectinner, conformément à la tradition, une robe fine et transparente pour la vierge noire, portée en procession à travers la ville. Pour s’acquiter de sa tache, elle créa le premier métier à dentelle (carreau).

L'art de la dentelle fut d'abord enseigné dans les couvents, et simultanément, dans les campagnes, de mère en fille, d'aïeule en petite-fille. Cet artisanat à domicile apportait aux ménages un appoint non négligeable, complétant les bénéfices souvent maigres des exploitations agricoles, contrairement aux jeunes filles de grandes familles qui travaillaient à cet art d'agrément pour garnir leurs trousseaux.

L’essor commercial ne se fit pas attendre, dès le début du 16ème siècle la mode s’empara de la dentelle. Les nobles en ce temps là se ruinaient pour en acheter, les titres de noblesse s’évaluaient au volume de dentelle que l’on portait. Dans toutes les maisons de la région les femmes occupaient leurs veillées à confectionner la dentelle du Puy renommée pour sa finesse et sa créativité.

Les dentelles exécutées aux fuseaux étaient d'une très grande variété et portaient des noms très poétiques, oubliés maintenant: bouquet, grand ramage, rosillons, jardiniers, grenouilles,... Elles étaient destinées aux ornements d'église: aube, devant d'autel,... puis à la lingerie: bas de jupons, empiècement de chemises,... enfin au linge de maison: pochettes, nappes,...

Cette industrie régionale se poursuivit jusqu’aux années 1920, date à laquelle apparurent les premiers métiers à dentelle mécanique, ils sonnèrent le glas de la dentelle à la main.


Au XVIIè siècle on confectionnait en Allemagne des châles, des cols et même des coiffures de batiste fine, garnis de broderie ajourées très riche, qu'on appelait "Dentelle de Dresde".
Le dessin de ces broderies se composait toujours de fleurs stylisées accompagnées d'ornement dans le style rococco.
L'éxécution de ce genre d'ouvrage est facilité par l'emploi de tissus qui imitent un fond ajouré.

Les plus riches dentelles brodées sont celle de provenance espagnole ou italienne, exécutées avec des fils de métal et des fils brillantés de couleur, avec ou sans fond de toile.

Ce genre d'ouvrage peut être considéré comme un dérivé des jours sur toile.
Ces dentelles sont exécutées sans l'aide d'aucun autre accessoire que les aiguilles, elles se composent de différents points de feston différemment et sont travaillées avec un seul fil.

Les dentelles les plus anciennes sont les dentelles "Reticella" dont les dessin se rapprochent beaucoup des dessins de jours sur toile.

Au XVIIIè siècle, on préfèra les dentelles avec fonds de mailles et de réseau, comme le point d'Alençon, le point d'Argentan, ... Dans le siècle dernier on appréçiait beaucoup les dentelles à l'aiguille très fines qui sont faites en Belgique, en saxe et en Bohème.

Elles peuvent être considérées come une invention du XVIè siècle. Fabriquées en premier lieu à Gênes, elles se sont répandues rapidement dans toute l'italie, en espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suède. Plus tard seulement ce travail a été introduit chez les peuples slaves et dans l'Amérique du Sud.

Contrairement aus dentelles à auguilles, les dentelles aux fuseaux sont confectionnnées à l'aide d'un nombre illimité de fils montés sur de fuseaux.

Sept villes normandes ont décidé de s'associer pour créer un réseau unique en Europe : "la Route des dentelles normandes".

Cette route relie sept villes de l'Orne (61), de la Manche et du Calvados (14) réputées pour leur dentelle et vous ouvre leurs musées : Alençon (61), Argentan (61), Bayeux (14), Caen (14), Courseulle-sur-Mer (14), Villedieu-les Poêles (50), et la Perrière (61) renommée pour son filet.

Ces villes proposent un circuit original et initiatique à l'art de la dentelle. Le but de cette opération ? Protéger, développer cet artisanat, symbole du savoir-faire traditionnel français et qui revient actuellement à la pointe de la mode grâce à l'utilisation qu'en font les grands couturiers.


Un site très beau et très complet sur la dentelle
http://www.dentelle.fr.fm/

Musée de la dentelle de calais
http://www.mairie-calais.fr/musee3.htm
Les collections de dentelles présentent une histoire de la dentelle et de ses utilisations dans le vêtement, depuis les dentelles à la main du XVIIè siècle, jusqu’aux collections de Haute Couture...


Références de la dentelleau "Point d'Alençon"
http://www.ville-alencon.fr/dentelle/ouvrages_et_sites.htm

Ce site reprend la liste des produits proposés par l'ensemble des sociétés de broderie de France.
http://www.dentelles-broderies.com/